Manifeste

Si c'est votre première visite, je vous invite à LIRE LE MANIFESTE!

mardi 8 mai 2012

Dans' vie, tout se négocie! (et le service a un prix)


:: PRÉAMBULE

Quand j'évalue le prix d'un bien ou d'un service, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. Certes, la série de chiffres à gauche du symbole $ est l'une des choses que j'évalue. Pas plus con qu'un autre, j'me dit que plus ce nombre est petit, mieux j'm'en tire.

Mais d'autres facteurs — que certains qualifierons de philosophiques ou qualitatifs — viennent également teinter ma décision finale. J'irais même jusqu'à dire que ces facteurs vont souvent l'emporter sur le simple price tag.

Merci à karoussel pour l'illustration


Acheter d'un commerçant local revêt de l'importance à mes yeux, et encourager l'économie de mon quartier a une certaine valeur monétaire; je suis prêt à payer un peu plus cher pour encourager le quincailler du coin, pour qu'il demeure en affaires, contribue à l'essor de ma ville — ce qui contribue à maintenir la valeur de ma maison — et simplement pour qu'il soit là, près de chez-moi, pour me dépanner le samedi après-midi quand j'ai besoin de deux boulons (l'alternative étant de partir en expédition pour aller virer au Smart Center, perdre un temps fou sur la route, dans le stationnement et à courir après le gars de l'allée 28 pour trouver la maudite bolt dont j'ai besoin).

Idem pour une entreprise socialement responsable, qui contribue à améliorer ma qualité de vie et minimise le fardeau social (McDo fait rouler le système de santé à plein régime, alors que Subway a le mérite d'offrir un produit moins néfaste. La sandwicherie du coin, c'est encore mieux!)

Mais ce que j'encourage fortement, c'est la qualité du service qu'on m'offre. Faire changer 4 pneus chez Canadian Tire coûte probablement moins cher que chez le garagiste, mais pour le jeunot qui s'acharne sur ma bagnole (et que je ne rencontre même pas en personne), je ne suis que le client 2457113. Mon garagiste du coin, lui, me connaît par mon nom, sait que je suis un bon et fidèle client et saura me conseiller judicieusement sur les réparations urgentes, les entretiens à venir et ceux qui peuvent attendre ou simplement être ignorés.

:: LE NERF DE LA GUERRE

Je fais affaire avec le même courtier en assurances depuis plus de 10 ans. Avec la même compagnie, la même conseillère. Et même si je ne lui parle qu'une ou deux fois par année, Madame Goyette me connaît et sais me conseiller. Et les rares fois où j'ai eu à faire des réclamations, elle m'a toujours aiguillé et aidé dans mes démarches, ce qui rend le processus christement moins douloureux.

Chez-nous, le mois de mai, c'est le mois des renouvellements d'assurances : auto et habitation. Je les ai justement reçus la semaine dernière. Un peu — lire vachement — surpris des nouvelles primes, j'écris à Madame Goyette pour lui demander pourquoi les assurances auto augmentent de 15 $ par mois (15 % de plus) et pourquoi les assurances de la maison grimpent de 25 $ par mois (37 %).

Elle me répond gentiment que les assurances auto, c'est la nouvelle prime de ma compagnie actuelle (L'Unique) et que pour la maison, il s'agit d'une conséquence de l'achat de Axa (mes anciens assureurs) par Intact. Axa était reconnu pour leurs primes agressives dans certains produits, mais Intact m'offre la même couverture selon leur grille tarifaire. Elle a fait le tour de ses fournisseurs et que c'est le prix le plus bas qu'elle peut m'offrir.

Bon... Magasinons!

J'appelle Desjardins.

Après un questionnaire d'une 15aine de minutes, on m'offre la maison pour 71 piastres par mois, pis les autos pour 100. La conseillère — à qui j'ai honnêtement avoué que je magasinais pour comparer — essaie mordicus de me faire mordre à son hameçon sur le champ. « Je vais quand même offrir la chance à ma courtière actuelle de présenter une contre-offre », je lui explique. « Elle m'a toujours offert un excellent service et je suis certain qu'elle pourra être compétitive ». La conseillère Desjardins s'empresse de me dire : « elle n'y pourra rien Monsieur. Je suis au courant de la transaction Axa/Intact et elle a les mains liées. »

Écoute... Pas plus fou qu'un autre, j'me dit que ça ne me coûte rien d'essayer. D'un coup que...

Re-courriel à Madame Goyette pour lui faire part de l'offre de la concurrence et lui demander si, avec cette offre en main, elle ne peut pas contacter les assureurs et leur demander de faire un effort. Je n'exige même pas de battre l'offre de Desjardins; juste de sentir qu'on fait un effort pour satisfaire un client de longue date. Je lui donne la soumission Desjardins. En fait, je sais que je lui donne des munitions pour aller au front en mon nom.

Réponse le lendemain. Voitures à 105 $ par mois, maison à 79.

Bien que cette offre soit supérieure à celle de Desjardins, je l'accepte avec un large sourire. Pourquoi? Parce que j'encourage un courtier indépendant. Mais surtout, parce que le service impeccable de Madame Goyette au cours des dix dernières années, ça vaut quelque chose. Dans ce cas-ci, un maigre 150 $ par année. Je dors l'esprit tranquille parce que je sais que si une couille survient, Madame Goyette s'en occupera personnellement (de mon dossier, et non de la couille...), comme elle l'a toujours fait. Alors que chez Desjardins, la conseillère qui vend n'est pas celle qui renouvelle n'est pas celle qui traite les réclamations n'est pas celle qui... V'voyez l'topo?

:: DANS LES FONDS D'LA CAISSE (au pluriel, parce qu'il y a deux morales à cette belle histoire)

Primo : tout se négocie dans la vie. Ne vous sentez jamais trop petits, trop insignifiants face aux Grandes Financières et autres monstres économiques. Les assurances se négocient. Les taux hypothécaires se négocient. Le prix d'une voiture — et les options qu'on vous offre gracieusement — se négocient. Le taux de votre carte de crédit se négocie. Une entreprise qui ignore et néglige les « petits » comme vous est une entreprise qui ne mérite pas votre confiance.

Secundo (e più importante) : nous avions déjà abordé le sujet sous un autre angle, mais il est primordial de consommer intelligemment. L'étiquette la plus abordable est sans l'ombre d'un doute la plus rentable à (très) court terme, mais retirez vos oeillères et préconisez une approche holistique. Les quelques dollars que vous sauvez aujourd'hui pourraient vous coûter très cher à moyen et long terme. On oublie souvent que le service que nous offre un commerçant, ça se traduit aussi en dollars. À vous de déterminer combien ça vaut pour vous.

Un courtier d'assurances qui facilite vos démarches en cas de sinistre; un quincailler au coin de la rue*; un pain fait à la main par un boulanger qui égaie votre ville ou votre village; un pneu plus dispendieux, mais plus durable et installé par un garagiste qui en profite pour vérifier gratuitement vos freins et vous aviser des entretiens nécessaire à venir (pas vous vendre une réparation bidon) : ce sont tous des choix qui me coûtent plus cher aujourd'hui, mais me permettent de prévoir les dépenses à venir, de faciliter ma vie et maintenir ce que j'appelle mon patrimoine économique. Et ça, ça n'a pas de prix.

Z'en dites?

* Faut absolument que j'vous parle de mon quincailler à Saint-Hippolyte, un tout petit Rona plein à craquer. Chaque fois que j'y vais, je suis personnellement accueilli et chaque client est accompagné par un des 4 ou 5 préposés présents, qui s'assure que vous trouviez chaque item sur votre liste. Sincèrement, ça fait chaud au coeur en cette époque où on nous a habitué à des préposés aux tabliers verts ou oranges, responsables de leurs 3 rangées et pas plus. Et honnêtement, avec un service de la sorte, m'en fous pas mal de payer ma bolt dix cennes de plus...


mercredi 2 mai 2012

PaieTrop-Canada?

Je vous suggère cet excellent article (tiré de Major Blog) qui présente de façon claire et vulgarisée le cossé du pourquoi qu'on se pompe quand on passe à la pompe.

Soit, mais ça n'explique toujours pas pourquoi l'essence augmente de façon spontannée la veille d'un long weekend ou quelques jours avant les s'maines de la construction...


mardi 1 mai 2012

Retour sur investissement


Désolé pour le calembour, je ne pouvais m'en empêcher (retour sur vos commentaires... sur investissement... La pognez-vous?)

*****

Il y a quelques mois, j'ai officiellement lancé La p'tite caisse (je dis officiellement parce que je préparais déjà des billets et articles depuis quelque temps et en publiais, sans trop de tapage publicitaire...).

Mercredi dernier, nous avons franchi la barre des 3000 visites sur le site; chaque article génère une centaine de consultations. Et La p'tite caisse, elle est contente de ce résultat!

Tout d'abord, j'aimerais vous remercier profondément pour tous les bons mots d'encouragement. Sincèrement, je ne m'attendais pas à tant de positivisme et un accueil aussi chaleureux. J'écris principalement pour le plaisir de manier la plume (... le clavier...). Que quelques initiés me lisent, c'aurait déjà été un accomplissement. Mais voilà, votre nombre, votre enthousiasme, votre implication, votre participation et votre intérêt à partager La p'tite caisse avec votre entourage me motivent à aller encore plus loin dans ma démarche. Sans vos nombreux référencements — Facebook et autres — nous n'aurions jamais atteint cette portée. Merci, bravo à vous tous et s'il vous plaît, si vous croyez au propos de La p'tite caisse, continuez de partager!

J'aimerais faire un petit recap des trois principaux commentaires qui m'ont été formulés jusqu'à présent. Je m'attarderai aux commentaires constructifs plutôt qu'aux éloges : je crois fondamentalement que l'échange d'idées et les débats sont ce qui font avancer les choses. La complaisance, c'est pas trop constructif. Et le pas constructif, j'aime pas.

:: L'ASPECT SOCIAL

Plusieurs ont salué la noblesse de l'effort individuel que je prône (le pouvoir de l'individu), mais ont souligné que — selon eux — le problème des finances personnelles est fondamentalement un enjeu social; sans changements de la part des gouvernements, de la loi sur les banques et du crédit, d'un rééquilibre entre les 10 % de riches qui contrôlent 90 % du capital (et 90 % de moins nantis?), certains lecteurs craignent que le statu quo soit inévitable.

J'en parlerai plus longuement dans un prochain billet, mais si nous ne changeons pas d'abord nos propres habitudes personnelles et familiales, le besoin de changement social ne se manifestera jamais. Agir localement pour influencer globalement; voilà mon leitmotiv. Si nous attendons sagement que le sommet de la pyramide prenne des décisions pour améliorer notre sort, nous devrons faire preuve d'une patience exemplaire, voire éternelle... Et nous avons le devoir d'agir, plutôt que de simplement dénoncer et manifester; qui se souvient du mouvement Occupy, plein d'espoirs fondés et justifiés, mais quasi mort au feuilleton?

Au contraire, si la majorité propose et adopte de nouvelles façons de faire, le sommet de la pyramide n'aura d'autre choix que d'entériner ces méthodes. Si on ne fait que dénoncer, on se retrouve malheureusement à la merci des médias et de leur ordre du jour.

Les industriels et financiers de ce monde font de la buisness pour faire des sous. Les politiciens font campagne pour être élus. Si nous tous, en tant que vaste majorité, changeons les règles du jeu, ils n'auront d'autre choix que de nous suivre. Le secret est de comprendre le système et de le maîtriser afin de jouer la game selon de nouvelles règles : les nôtres.

Deux lectures que je vous propose à ce sujet (en Anglais, désolé...) : le livre The Art of Non-Conformity de Chris Guillebeau et un article du New-Yorker, When Underdogs Break the Rules.

:: L'ASPECT ÉCONOMIQUE

Plusieurs ont aussi exprimé le sentiment que leur situation personnelle ou familiale les empêche de participer au débat et d'adopter les trucs proposés. Je leur concède un point : j'essaie de ratisser assez large avec les sujets abordés et suis conscient que ce ne sont pas tous les articles et trucs qui s'appliquent à chacun d'entre nous. Ce point fera aussi l'objet d'un billet à venir, mais retenez ceci : pigez parmi les trucs et conseils, adoptez ceux avec lesquels vous vous sentez à l'aise et appliquez-les selon votre bon vouloir.

Cependant — et j'en ai la certitude pour l'avoir vécu moi-même au cours des différentes étapes de ma vie personnelle et professionnelle — il n'y a aucun contexte qui vous empêche de prendre votre situation économique en main.  Étudiant? Entrepreneur? Salarié? Chômeur? Sans empoi? Monoparental? Célibataire? En couple? Locataire? Proprio? Chacune de ces situations a ses limitations et ses particularités. Mais surtout, ses possibilités!

La capacité de modifier votre situation actuelle, d'accroître votre pouvoir d'achat et d'améliorer votre sort économique ne dépend pas de votre état présent, mais bien de votre volonté à vous y attaquer, de votre niveau de connaissance et de conscience. Vos actions et vos choix sont les véritables vecteurs. 

La p'tite caisse, c'est justement ça : une tribune qui veut informer, éduquer et conscientiser, qui veut éveiller l'esprit critique et la réflexion. Le reste de chemin — les choix et l'engagement — ne dépend que de vous, peu importe votre passé et votre présent. Vous êtes toujours maîtres de votre cheminement, dès la seconde qui suit.

:: L'ASPECT ESTHÉTIQUE

Eh oui... Je sais... Le template de base Blogger n'est probablement pas la plus belle création artistique que le web ait vu. Un jour, quand j'en aurai le temps et les moyens, probablement que La p'tite caisse deviendra une oeuvre incroyable; un bonbon pour les yeux, pour l'âme et le cervelet. Mais pour l'instant, ça me convient. Les idées d'abord, l'emballage ensuite. Comme je l'ai dit à moultes reprises à certains de mes collègues : À quoi ça sert d'avoir la plus belle étiquette au monde si la soupe dans la canne goûte pas bon? Pour l'instant, on travaille la recette. Une fois que les gens aimeront la soupe, on f'ra une belle étiquette. Entretemps, j'essaierai d'ajouter de belles illustrations de temps en temps (d'ailleurs, un gros merci à karoussel pour ses contributions au blogue).

:: À VOUS LA CAISSE

Je lance l'invitation à chacun d'entre-vous : si pour quelque raison que ce soit, vous entretenez une infime croyance que vous êtes dans une situation où vous ne pouvez strictement rien faire pour améliorer votre situation, manifestez vous! Je suis certain qu'ensemble, on trouvera bien un ou deux trucs applicables à votre réalité. Mais surtout, on vous aidera à retrouver la motivation et la conviction que c'est toujours possible — voire réaliste — d'augmenter votre pouvoir d'achat.

Z'en dites?


jeudi 26 avril 2012

Un peu de CELI, un peu de cela...


Suite à l'article précédentSarcasme sociétal et Sylvain Dubé m'ont tous les deux demandé si le CELI est une option intéressante pour entreposer notre fonds d'urgence.

J'admets que j'entretenais un préjugé défavorable envers les CELI; pour moi, REER et CELI : même combat (et vous connaissez toutes mes appréhensions envers les REER...). Mais les questions reçues m'ont permis d'approfondir mes recherches, d'en apprendre un peu plus sur les CELI et de me défaire de certains idées préconçues à leur sujet.

:: CE QU'IL Y A DE BON DANS UNE CRÈME DE CÉLI
  • WYSIWYG : contrairement au REER (qui nous laisse croire qu'on a 10 mille de côté, mais en fait, on a 10 000 $ - impôts...), le CELI n'est pas imposable au moment du retrait. Ce qu'on voit dans notre compte, c'est ce qu'on a réellement en poche;
  • Les intérêts générés dans un CELI ne sont pas imposables non plus.
  • Le CELI donne un taux de rendement supérieur aux comptes d'épargne stable (ES) — 1,15 % pour le CELI vs 0,05 à 0,1 % pour un compte ES. Grosso modo, sur 2000 $, on parle d'une différence de 20 piastres au bout d'un an...;
  • Le CELI semble offrir une façon simple et relativement rapide d'avoir accès à ses sous (entre 24 et 72 heures), ce qui est essentiel pour un fonds d'urgence;
:: POURQUOI LES ENFANTS N'AIMENT PAS MANGER DU CÉLI
  • Selon les institutions financières, il se peut que vous deviez payer des frais pour un retrait (hâtif ou non) à partir de votre CELI. C'est donc à vérifier selon l'endroit où vous prenez votre CELI;
  • Il faut aussi être très à son affaire avec un CELI : surveiller de ne pas dépasser la contribution annuelle maximale permise (sous peine de pénalités coûteuses), tenir compte de vos retraits et dépôts pour respecter cette limite, compter le nombre de transactions pour ne pas dépasser la quantité permise par votre institution financière, etc.
  • Bien que son taux soit plus intéressant que celui d'un compte ES, il n'est quand même pas si élevé que ça...
:: DANS L'FOND D'LA CAISSE

Deux mille dollars dans un CELI à 1,5 % de rendement (soyons plus généreux que Desjardins, quand même) engendre environs 30 $ de profits au bout d'un an (30,21 $, précisément).

Alors que maintenir un minimum de 2000 $ dans votre compte EOP — vous aurez alors droit à 25 opérations gratuites par mois et éviterez des frais de 6,50 $ — ça fait 78 $ par année, soit un rendement de 3,9 %.

Je vous laisse choisir votre propre stratégie, selon votre situation personnelle. Mais selon moi, il vaut vachement mieux sauver des frais ailleurs avant de placer son argent à 1,15 %. Et si vous ne payez déjà aucun frais bancaires, que vous n'avez plus de dettes (cartes de crédit, Hydro, impôts, etc.) et que le CELI est sincèrement le seul endroit où placer votre argent vous rapportera le plus, (en fait, où elle vous coûtera le mois), pourquoi pas?

Z'en dites?


mardi 24 avril 2012

Deux mille piastres en deux mil douze


Ne craignez rien, fidèles lecteurs : La p'tite caisse n'est pas morte!

Les dernières semaines étant consacrées (dans le désordre) au travail, à la famille, au printemps et à d'autres projets, je dois admettre vous avoir négligés. Et pour cela, je vous demande pardon. Mais nous essaierons de reprendre notre vitesse de croisière habituelle. Vous êtes toujours là?

*****

Notre ami Sarcasme sociétal nous demandait, il y a quelques semaines, kossé faire avec une vingtaine de portraits de Sir Robert Laird Borden. Je me permets une digression pertinente avant de répondre à ladite question.

:: LA PRÉMISSE

Pour atteindre l'autonomie financière et ainsi augmenter réellement son pouvoir d'achat, je prône (dans cet ordre) :
  1. L'élaboration et le respect d'un budget — personnel ou familial — réaliste et équilibré;
  2. Une stratégie pour minimiser — voire éliminer — vos dettes et les intérêts que vous versez (qui, je vous le rappelle, sont des bidous qui disparaissent dans un trou noir inutile);
  3. Un minimum de prévoyance pour contrer les urgences.
Je reviendrai sur le point 1 dans un article ultérieur.

Le point 2, c'est l'essentiel du propos de La p'tite caisse.

Le point 3, c'est ce qu'on appelle communément un fonds d'urgence. Et ce sera ça, notre sujet du jour.

Dans notre budget familial (je vous rappelle que je prépare un article dédié à ce sujet), ma conjointe (aka : blonde, dulcinée, âme soeur, tendre moitié...) et moi prévoyons déjà les dépenses anticipables :
  • X $ par semaine pour l'entretien des bagnoles;
  • X $ par semaine pour l'entretien de la maison;
  • X $ par semaine pour les achats de la puce (couches, vêtements, etc.);
  • X $ par semaine pour l'électricité, le téléphone, l'internet, etc.
  • X $ par mois pour les vacances d'été;
  • ...
Tout ce qui est prévisible est budgété. Donc, sous le poste budgétaire entretien automobiles, y'a toujours un p'tit lousse; nous en mettons plus de côté que pour couvrir une simple vidange d'huile. Un char, ça aussi besoin de pneus neufs de temps en temps...

Mais parfois, se pointe une couille. Et comme disait un de mes potes Français : « Quand y'a une couille, l'autre n'est jamais bien loin! »

D'où un petit fonds d'urgence; un montant qu'on a de côté, pas trop loin, facilement et rapidement accessible pour répondre à une dépense imprévue et imprévisible.

La hauteur de ce montant vous revient et dépend de votre style et rythme de vie. Si vous n'avez ni bagnole, ni piaule, le montant sera moins important que si vous avez quatre enfants, un Hummer, un condo en Floride et un chalet dans les Cantons de l'Est.

Personnellement, j'aime bien avoir un 3 à 5 mille dollars de coussin.

Alors...

Au budget familial, y'a du blé de prévu pour entretenir la voiture : vidanges d'huile aux 6000 km (ceux qui me connaissent savent que c'est re-li-gieu-se-ment respecté), un set de pneus aux 2 ans, réparations d'usage comme les freins et autres... Mais Ô diantre, ma clutch me laisse tomber et la gallipers (c'est toujours les gallipers!) sont dus. Facture soudaine de 1674 $ chez le mécano. Je fous ça sur Visa et je paye du 10 % d'intérêt?

Nope. Je pige dans le fonds d'urgence. Pis y'a pas de stress. Pis je garde mon blé plutôt que d'engraisser Visa et Desjardins et BMO.

:: 2000 en 2012

Je reviens — enfin? — à la question de Sarcasme sociétal.

Vous connaissez mon opinion sur les REER. Donc, le 2000 piastres, pas dans un REER. De toute façon, ce n'est pas un montant appréciable pour sauver assez d'impôt pour que ç'en vaille la peine.

Entre geler ce deux mil dans un placement qu'il serait difficile d'encaisser sans frais ou démarches fastidieuses, ou le mettre platement dans un compte épargne pour vous bâtir un coussin, je vous propose la 2e option.

Dans un simple compte épargne, votre deux mil dollars sera sagement là à attendre de vous sortir du pétrin un jour ou l'autre.

Vous n'êtes pas responsables avec vos sous? Appelez votre caisse ou banque et demandez-leur de mettre ça dans un compte épargne sans retraits. Personnellement, c'est ce que je fais. J'ai un compte ES (chez Desjardins) dans lequel je ne peux pas retirer avec la carte de débit ou virer via AccèsD. Je dois appeler ou écrire à ma caisse et dans les 24 heures, mon cash est transféré dans mon compte courant. Ça m'évite de prendre mon fonds d'urgence et de m'en servir pour m'acheter un iPad...

Vous êtes super responsables avec votre argent? Laissez le 2 k $ dans votre compte courant et inscrivez-vous à un plan qui vous fait économiser les frais de gestion.

:: DANS L'FOND D'LA CAISSE

Deux mille dollars peuvent vous paraître être un montant astronomique. Mais vous savez tous qu'une couille, une curve ball dans la vie, ça arrive vite et habituellement, ça coûte relativement cher.

Ça ne vaut pas la peine de placer 2000 écus dans un coffre-fort inaccessible et risquer de devoir financer un pépin parce que nos économies sont menottées. Fixez-vous un montant réaliste et assurez-vous d'avoir un fonds d'urgence.

Parce qu'encore une fois, vaut mieux avoir son argent accessible, quitte à perdre 2 % de rendement, que d'avoir une couple de mille qui dorment pendant que vous payez 5, 10 ou 15 % d'intérêt en crédit.

Z'en dites?

P.S. Un voyage imprévu dans un tout inclus à Cuba, ce n'est pas une urgence...