Manifeste

Si c'est votre première visite, je vous invite à LIRE LE MANIFESTE!

mercredi 22 août 2012

La soupe aux oubliettes

Je vous néglige; je le sais et m'en excuse. Dans un billet prochain, je vous expliquerai le pourquoi de ce silence prolongé.

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À la maison, nous essayons de recycler le plus possible; nous compostons, nous réutilisons, nous réparons. Nous optimisons!

D'abord, par conscience sociale et environnementale, mais aussi par conscience économique.

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Vendredi soir, je préparais une batch de ma soupe aux oubliettes.

De cossé?

Chaque fois que l'on prépare de la bouffe et que des retailles de légumes sont inutilisées (pieds de brocoli, coeur d'un chou-fleur, carottes ou poivrons ramollis, pieds de poireaux et d'échalotes, coeurs d'oignons, etc.), nous les coupons en petits morceaux et les mettons au congélo, dans de vieux pots de crème glacée (réutilisation) et savamment étiquetés POUR SOUPE.

Le bouillon qui survit à une fondue chinoise? Il reçoit un traitement similaire. Dans un pot, au congélo.

Idem avec les gros os de steaks.

Une fois que j'ai une bonne quantité de ces ingrédients amassés, je me mets à la soupe.

Bouillon de fondue, os et légumes congelés : tout se retrouve coude à coude dans la marmite (couverts d'eau). Cuisson à feu doux pendant environ 90 minutes. Ajout de quelques herbes, sel et poivre et on attend patiemment que la chaleur fasse son oeuvre. Plus la cuisson est lente et à feu faible, plus les nectars semblent gagner en richesse et plus la texture finale sera veloutée.

Les ingrédients rassemblés et couverts d'eau.

Une fois que les saveurs se sont entremêlées (et croyez-moi, quand je fais ma soupe, ça sent mauditement bon dans la cuisine) et les os retirés, le tout passe au malaxeur.

La crème résultante refroidie (voir la note ci-bas), elle est portionnée dans des pots de yaourt vides (ah bin... encore de la réutilisation? Eh oui!) étiquetés (avec un bout de ruban à masquer sur lequel on écrit au Sharpie), puis congelés.

!!! Il est important d'attendre que la soupe soit froide avant de la mettre dans des pots de yaourt,
car le plastique de ces derniers supporte mal la chaleur et pourrait transférer des particules plastiques
à votre nourriture.

Étiquetés et prêts pour la congélation

Et voilà! À très faible coût, une 10aine de pots de soupe qui peut dépanner, servir de lunch ou de repas à la sauvette. Parfois, j'ajoute de l'orge déjà cuite dans le mélange, pour un peu de texture. Ou vous pouvez servir le tout orné d'une noix de crème sûre et parsemé de persil ou basilic frais.

:: DANS L'FOND D'LA CAISSE

Quand on s'y attarde, la quantité de bouffe que l'on relègue aux oubliettes est phénoménale. S'agit de prendre un peu de recul, de s'informer un tantinet et de faire preuve d'audace et d'originalité pour reserver à ces aliments rescapés une deuxième vie, autre que de terminer dans un site d'enfouissement ou au composteur.

Comme le remarquait un de mes bons potes, nos grands-parents faisaient souvent preuve de cette approche économique (par besoin plutôt que par intérêt) et l'industrialisation de la nourriture nous a éloigné de ces bonnes habitudes. Pourquoi ne pas revenir aux sources et reprendre le flambeau?

:: À VOUS LA CAISSE

Avez-vous quelques trucs, conseils ou recettes de cuisine qui maximisent les dollar$ consacrés à l'épicerie?


mardi 24 juillet 2012

Vacancy, ou No Vacancy?

(sur un air connu)

C'est le temps des vacaannnnnces
Le temps de s'amuseerrrrrr
C'est le temps des vacaannnnnces
Partir sans se ruineeeerrrrr...


Eh oui; enfin arrivée la période de l'année où la grande majorité d'entre nous part quelques jours ou semaines, loin du quotidien, pour s'offrir quelques journées de repos et de répit.

Il est probablement trop tard pour penser économiser pour les vacances présentes, mais pourquoi ne pas justement planifier celles à venir?

Un petit article pour vous aider en ce sens.

À la maison, nous appliquons quelques trucs additionnels pour nous aider à prendre le large :

  • Les Bonidollars accumulés servent exclusivement à payer les hôtels et campings;
  • Lorsqu'on a la chance de recevoir des chèques-cadeaux dans le cadre de promotions ou programmes de récompense, nous choisissons des bons d'essence pour aider aux frais de déplacement;
  • Nous planifions à l'avance nos activités, hébergement et déplacements afin de connaître le coût approximatif du voyage et ainsi, budgéter en conséquence;
  • Que ce soit à l'hôtel, en camping ou en déplacement, nous essayons de préparer des lunchs et collations afin de sauver en restauration (quoi qu'on se paye habituellement au moins un souper gastronomique; faut bien se gâter aussi!);
  • Nous sommes membres de quelques associations et clubs qui offrent des rabais avantageux pour le camping et autres dépenses (mes cartes CAA et FQCC offrent bien plus que des dépannages d'urgence et des magazines pour personnes âgées!). D'ailleurs, selon vos habitudes de vie et de voyage, il se peut que devenir membre de ces clubs soit avantageux, même si vous ne possédez pas de voiture ou ne faites pas de camping! Par exemple, la FQCC offre 10 % de rabais chez La Cordée.

Partagez vos petits et grands trucs voyages-vacances avec nous.

Z'en dites?


jeudi 19 juillet 2012

Attention : L'argent rend bel et bien heureux!


Vaut mieux être pauvre, mais en santé.

La vraie richesse, c'est de n'avoir besoin de rien.

La richesse de l'homme est dans son coeur.

Mieux vaut sagesse que richesse.

L'argent ne rend pas heureux.

... et autres ici et ici.

Nous connaissons tous ces dictons et proverbes. Nous en avons soupé. Mais est-il réellement mal de chercher à améliorer son sort? À vouloir augmenter notre capacité à s'offrir des plaisirs de la vie? Pourquoi la quête de la liberté et de l'autonomie financière est-elle mal vue, voire démonisée, dans la société québécoise?

Dès qu'un individu poursuit un idéal pécuniaire, on lui colle une belle grosse étiquette de sale capitaliste, de sans valeur et de profiteur. De libéral de droite.

Or, la distinction gauche et droite s'estompe de plus en plus.


À gauche, des syndicats de travailleurs qui aident les riches à frauder le fisc.

Ce n'est donc pas l'argent qui se trouve à gauche ou à droite, mais les motivations et les actions de celles et ceux en quête de bidous.

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Quand quelqu'un réussit, il est crosseur et vendu, ou il a été chanceux ou opportuniste.

Mais la vraie question n'est pas de savoir si l'argent est bien ou mal.

La vraie question : quelle est la quête profonde qui motive votre désir de liberté financière?

Il faut faire une grande distinction entre deux objectifs:
  • L'individu qui aime l'argent pour l'argent, qui étrangle les autres — et la planète — pour accroître sa propre richesse et qui n'en a que pour les grosses bagnoles, les fringues exhorbitantes et le pouvoir politique;
  • Celle ou celui qui cherche à améliorer son sort pour voyager, passer plus de temps en famille, créer, croître et offrir.
L'histoire de Karl Rabeder — qui, en 2010, liquide sa fortune personnelle pour retrouver le bonheur — tend à prouver que le bonheur ne réside pas dans l'argent à outrance.

Et les mourialais reconnaîtront certainement cet itinérant qui chaque soir, égaie les passants en leur offrant sa poésie urbaine. Pour l'avoir moi-même croisé à maintes reprises dans les files d'attente de bars — à une époque pas si lointaine où je fréquentais lesdits débits de bouésson — cet homme semble sincèrement heureux.

Alors, est-ce que l'argent rend heureux ou non? Est-ce que la pauvreté recentre sur les vraies valeurs humanistes? Je ne crois pas; tout prend racine à un endroit : les motivations profondes qui vous incitent à poser chacun de vos gestes quotidiens. Personnels. Financiers. Familiaux. Sociaux.


:: DANS L'FOND D'LA CAISSE

Cessons d'avoir honte de vouloir augmenter notre pouvoir d'achat et notre liberté financière. La honte, ce n'est pas le fait de posséder des biens et d'être libre; la honte devrait surtout émaner d'objectifs vils et égocentriques, de méthodes destructrices et malhonnêtes.

Soyons fiers de poursuivre un idéal qui n'est pas nécessairement mercantile en soi, mais qui a besoin de re$$ources pour le concrétiser.

Z'en dites?

Pour terminer sur une petite note amusante et inspirante, cette vidéo (en anglais) tirée d'un site que j'adore : TED. On y apprend, étude à l'appuie, que l'argent rend bel et bien heureux. Mais la conclusion vous surprendra certainement.

Et si vous aimez la vidéo, ce texte (en aglais) vous plaira aussi!

Michael Norton: How to buy happiness





vendredi 29 juin 2012

On bourre le four!

Le titre « On bourre le four » fait l'objet d'un © 2012 karoussel. Merci Karine pour cette petite perle de titre!

Tout l'monde se fait un gros pâté chinois, de temps en temps.

Ou une bonne lasagne selon la recette de maman.

Ou encore, une grosse batch de sauce à spag.

Non seulement ce sont ce qu'on appelle affectueusement des comfort foods — des repas qui nous rassurent et apaisent après une longue et dure journée —, mais ce sont aussi d'excellents plats à avoir sous la main lorsqu'on n'a pas le temps ou la motivation de se faire à manger.

Mais saviez-vous que la préparation de ces plats est une excellente occasion de sauver quelques dollars?

:: LE PRINCIPE COSTCO (même si je déteste cette chaîne...)

Plus on achète en grande quantité, plus le prix sera bas. Acheter 5 kilos de pommes de terre pour faire 2 ou 3 pâtés chinois vous reviendra moins cher que d'acheter 2 fois 2,5 kilos à deux moments différents.

  • Pommes de terre blanches, sac de 4,54 kg = 4,99 = 0,11 $ / 100 g
  • Pommes de terre blanches, sac de 2,27 kg = 3,49 = 0,16 $ / 100 g
  • Pommes de terre blanches, au poids : 1 kg = 5,49 = 0,55 $ / 100 g
Source : IGA.net

Ce même principe d'économie de volume s'applique aussi bien au marché Jean-Talon que chez le maraîcher du coin; il n'est pas limité aux grandes surfaces.

:: LE PRINCIPE FORD

Le travail à la chaîne est toujours plus efficace que le travail artisanal. Tant qu'à trancher des légumes pour faire une lasagne, aussi bien continuer sur la lancée et en préparer pour trois! Votre planche à découper est déjà sortie, vous avez le couteau en main, la cuisine est déjà dans un état bordélique : let's go!

:: LE PRINCIPE DE CONSERVATION DE L'ÉNERGIE

Votre four coûte cher seulement au cours des premières minutes de son utilisation, c'est-à-dire au moment où il doit augmenter et attendre la température désirée. Une fois rendu à 350 F, votre four ne coûte presque plus rien à rouler. Voyez avec ce sympa calculateur :
  • 350 F pendant 30 minutes = 14,62 $
  • 350 F pendant 10 heures = 15,43 $
Ces chiffres sont approximatifs, mais sont néanmoins assez étonnants. Il en coûte 14 piastres et demie pour chauffer le four, mais seulement 1 dollar pour le laisser fonctionner par la suite. D'où le dicton de cette chère Karine :  Moi, j'bourre le four!

:: DANS L'FOND D'LA CAISSE

Tant qu'à prendre le temps de vous faire à manger, profitez-en donc pour en faire double ou triple portion. Vous économiserez sur les ingrédients, vous sauverez du temps en étant plus efficace et vous sauverez en consommation d'énergie. Vous placez 2 lasagnes au four en même temps? Vous v'nez d'vous mettre 15 piastres dans les poches!

Une fois cuites, vos lasagnes, pâtés chinois et autres délices maison peuvent être soit  congelés en entier pour un repas futur, soit portionnés puis congelés — on en sort une portion la veille pour le lunch du lendemain — ou faire l'objet d'une semaine complète thématique (si vous croyez être capables de déjeuner, dîner et souper au pâté chinois pendant une semaine...).

Et qui plus est, en ayant de la bouffe prête sous la main, vous serez moins tentés d'aller au resto, de vous faire livrer d'la bouffe d'acheter des repas préparés.

Je serais curieux de connaître vos trucs et habitudes en ce qui concerne la préparation de bouffe en lot.

Z'en dites?

:: LA P'TITE GRATUITE

Vous n'avez pas de congélo ou n'avez pas envie de vous farcir le même lunch tout au long du mois? Pourquoi ne pas vous trouver un partenaire de cuisine avec qui échanger des plats? Je te donne une pizza maison aujourd'hui; tu me donneras un gâteau quand t'en f'ras un! On varie le menu, on partage le plaisir, on sauve quelques sous.


mardi 26 juin 2012

Manger mieux, sans gruger vos économies

Jeudi dernier; soirée épicerie.

J'avoue que « faire la grocerie », c'est habituellement ma dulcinée qui s'en occupe. Mais la s'maine dernière, ça faisait un bail que je ne l'avais pas fait et c'était mon tour.

Une chose qui m'amuse quand je passe à la caisse de l'épicerie, c'est de comparer mon panier à celui des clients qui attendent près de moi (hé oui, les petits plaisirs de ma vie...). Et ce qui me fascine toujours, c'est de voir à quel point les gens achètent des repas préparés, surgelés et autres ingrédients « à valeur ajoutée » i.e. qui coûtent plus cher parce que c'est quelqu'un d'autre qui l'a fait à notre place.

À la maisonnée Plourde, notre budget épicerie est de 130 dollars par semaine, pour 2 adultes et une fillette d'un an (qui bouffe comme vous ne pourriez pas vous l'imaginer!). Mais à la caisse, je vois des gens qui partent avec un volume similaire de denrées pour le double de ce montant, souvent plus. WTF?

:: UN PEU D'HISTOIRE ET DE SOCIOLOGIE

Après la Deuxième Grande Guerre, l'économie s'est remise à rouler à fond en Amérique. Les femmes avaient intégré le marché du travail pendant l'effort de guerre, les hommes étaient de retour du front, les salaires étaient bons et on voulait profiter de la vie. Le fameux boum des boomers.

Et qui dit profiter de la vie dit manger comme des rois et prendre du bon temps.

Arrive donc sur le marché la bouffe facile : les sauces déjà faites; les pizzas surgelées; les biscuits assortis; les céréales à profusion; les sachets de poudre de tous acabits; les tivi dinners.

On achète, on déballe — parfois on mélange et on brasse —, on chauffe, on mange. On aime.

Et on jette. Beaucoup, beaucoup de déchets, d'emballages, de restants. On gaspille. Parce que c'est ça profiter d'la vie, non? Être riche, c'est gaspiller sans soucis, vrai?

:: LE COÛT DU GOÛT

Avez-vous déjà pris le temps de calculer la différence de coût entre une pizza surgelée et une pizza maison? Du simple au double! Et la pizza maison sera immanquablement garnie plus généreusement et d'ingrédients de meilleure qualité. Et à votre goût!

Acheter surgelé, c'est payer le transport des aliments 2 fois (du champ vers l'usine, puis de l'usine vers le supermarché). C'est payer les gens et les machines qui le fabriquent pour vous. C'est payer la campagne de pub McCain. C'est payer l'emballage. C'est payer pour un produit qui rassasie moins — une demi-pizza maison m'est suffisante pour atteindre la satiété, alors qu'il m'en faut une complète surgelée pour arriver au même résultat.

Au nom de l'économie de temps et du plaisir, on a perdu le goût de se faire de la bouffe. On a perdu le goût des aliments frais. On a perdu la préoccupation de savoir ce que l'on ingère. On a perdu beaucoup. Et on continue, en perdant notre argent.

La réalité des boomers des années 50, ce n'est plus la nôtre. Avons-nous encore les moyens de payer l'industrie pour nous nourrir? Avons-nous encore le droit de gaspiller autant et de compromettre l'environnement?

:: DANS L'FOND D'LA CAISSE

L'alimentation et la nourriture sont une des dépenses les plus importantes dans un budget. En moyenne, 20 pour cent de nos revenus y sont consacrés.

Au cours des prochaines semaines, je vous propose de discuter bouffe. Bonne bouffe. Trucs pour économiser, pour retrouver le goût de la cuisine facile et rapide. Saine et économique. Le plaisir de faire et de manger. Mais aussi, de stratégies pour se gâter de temps en temps. Parce qu'un resto, c'est aussi rigolo!

J'aimerais avoir vos idées de sujets à aborder, vos questions et préoccupations sur la bouffe, ou simplement savoir quelle est votre réalité à vous : combien $$ par semaine? Vous cuisinez, faites livrer ou achetez pré-fait?

Z'en dites?